Le Placoteux.com - Vos nouvelles quotidiennes




David Oistrakh

The very best of David Oistrakh (violin)
EMI classics
1 CD
Paru le 13 mars 2012

Présentation

Aimez-vous Brahms? Son art musical exerça une influence déterminante dans le développement de la musique classique du dix-neuvième siècle. Il disait : « Sans le métier, l’inspiration n’est qu’un roseau dans le vent. » Ce compositeur né à Hambourg contribua grâce à son concerto pour violon (en particulier) à donner aux solistes l’occasion de découvrir une certaine dextérité pour ensuite explorer toute une virtuosité dans l’exécution de cette oeuvre d’une difficulté ostensible.

L’Album

Très peu d’albums méritent d’être classés « enregistrement du siècle » bien que celui-ci en fait partie. Et pour cause, rarement nous assistons à ce phénomène qui dans le cas de David Oistrakh (violoniste) et George Szell (chef d’orchestre) récompense les efforts et talents mutuels de deux grands artistes du passé.

Concerto pour violon et orchestre en Ré majeur op.77 (N.B.  Il y a bien plus sur le CD que ce concerto…..)

Allegro non troppo

Ce premier morceau débute par une longue et mélodieuse introduction ou la noblesse, la grandeur et la beauté des timbres du violon sont à couper le souffle tellement la précision des arabesques parait impressionnante. Que dire de l’Orchestre de Cleveland et son exactitude rigoureuse. En toute objectivité je peux affirmer que le chef hongrois et le soliste russe ont enregistré le plus somptueux concerto pour violon que je connaisse à ce jour, car il faut aussi tenir compte de l’époque (pas de numérique). La participation du concertiste Oistrakh est indéniablement puissante et relevée. Les détails techniques sont exploités avec passion, ténacité et spontanéité. Ce long premier mouvement occupe près de la moitié du concerto qui en surplus donne au soliste des difficultés d’exécution incroyables : doubles cordes, trilles, traits vertigineux, sauts brusques et j’en passe….Il y a dans cette portion du concerto des passages périlleux, voire exigeants.

Adagio

Parfois moins prisé que l’allégro du début, ce mouvement qui fut modifié ou remplacé ne plait pas à tous les mélomanes, parce que jugé trop naïf et sans ingénuité. Le second segment n’est pas très élaboré et poursuit un dialogue avec l’orchestre sur un ton plutôt banal manquant de conviction, de crédibilité et de rigidité passagère….

Allegro giocoso, ma non troppo vivace

Il est évident que la « technique sonore analogique » n’est pas parfaite puisqu’elle date de 1969 (la définition du son n’égale pas celui du numérique). Par ailleurs, le style du musicien virtuose est plutôt aristocratique et sentimentaliste. Le tempo est un peu lent et enlève du tonus à cette version qui est bien sûr dépassée. Elle fait quand même partie des archives soviétiques de la musique classique de l’époque du vinyle. Il faut être un inconditionnel du violoniste pour l’apprécier à sa juste valeur. Permettons-nous de déduire que l’essentiel est dans la musique et non de l’époque où elle fut enregistrée.

Résumé

Après une écoute attentive du concerto, il est possible d’imaginer que les passages difficiles de la partie réservée au violon solo sont aplanis dû au fait de l’amélioration de la technique de l’instrument au cours des années qui ont suivi la composition de l’oeuvre de Brahms. Par conséquent, les fragments musicaux sont aujourd’hui aisément surmontables. Il n’en demeure pas moins que l’exécution demande encore de nos jours une technique sans faille.

Un très bref rappel de la carrière de David Oistrakh.

Ce Russe est un virtuose du violon né le 3 septembre 1908. Oistrakh est devenu célèbre et réputé au XXe siècle par sa maîtrise admirable de son instrument à cordes. Il mena une carrière internationale suite à des prix obtenus dans de nombreux concours de violoniste.

Un retour aux sources juste pour la nostalgie et le haut niveau d’interprétation…..

Laisser un commentaire