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LISA BATIASHVILI (violoniste)

Sibelius & Lindberg violin Concertos
Finnish Radio Symphony Orchestra
Sakari Oramo ( director )
Sony Classics
1 CD.
Jean Sibelius. : (1865-1957)

Ce compositeur de musique classique finlandais symbolise à souhait l’identité culturelle de son pays natal bien qu’il soit suédophone. Ses études, il les fit en langue finnoise. Sibelius est un auteur de symphonies et de poèmes symphoniques empreint de romantisme et exaltant, parfois, de nationalisme. Dans les années 1889 et 1890, on le retrouve à Berlin, époque propice à prendre des cours particuliers de violon. Cependant, la vie berlinoise le pousse dans des excès d’alcoolisme se heurtant ainsi à de graves difficultés financières, mais aussi de santé.

Après bien des péripéties, son concerto pour violon en ré mineur est joué en première mondiale à Berlin (en 1905) sous la direction de Richard Strauss. Foisonnant de maintes difficultés techniques d’exécution, plusieurs solistes s’en accaparent de sorte qu’il devient le concerto pour violon le plus enregistré et en même temps le plus joué du XXe siècle.

Le concerto pour violon en ré majeur op.47

Il se démarque particulièrement grâce à son atmosphère à l’humeur tragique et sulfureuse. Mais quand même, on lui reconnait un équilibre construit d’ingéniosité et de discernement entre les parties jouées par le violon et le reste de l’orchestre. Par contre, il y a une évidence absolue : l’orchestre détient dans ce concerto un rôle majeur bien différent d’un accompagnement élémentaire de soutien, très fréquent des concertos habituels. On attribue à cette oeuvre une véritable dimension et ampleur symphonique….

Le premier mouvement (Allegro moderato)

Le violon entame en sourdine une douce mélodie slave qui se transforme sous les mesures d’une orchestration exceptionnelle. De riches et puissantes harmonies se déploient tantôt sous des timbres aux couleurs sombres et graves ou encore d’éclats brillants presque visionnaires, voire « surnaturels ». Sa rythmique perpétuellement tourmentée par de profondes dissonances transitoires lui confère une effervescence particulièrement tragique et un peu romanesque.

Le deuxième mouvement (Adagio de molto)

Au départ, l’éblouissant thème principal de cet « Adagio » est épuré de tout sentimentalisme sans pour autant être nettement mis en valeur par la soliste. Celle-ci insiste sur une grande netteté d’articulation procurant à ce mouvement un cachet bien particulier. Le violon (celui de Batiashvili) « pleure » sans complaisance aucune, et ce, sporadiquement tout au long du morceau. Le jeu de la virtuose se démarque constamment pour atteindre une précision irréprochable et exemplaire.

Le troisième mouvement (Allegro, ma non tanto)

Ce segment du concerto offre à la musicienne l’opportunité de démontrer son immense polyvalence technique impeccable et tout le professionnalisme qu’elle déploie à contrôler l’archet de son « Stradivarius Engleman de 1709 ». Au sujet de l’expressivité et de l’étendue de l’échelle musicale (du registre) de cet « Allegro », c’est sur le plan technique complexe que Batiashvili se manifeste particulièrement. Musicalement, la dichotomie est omniprésente dans ce dernier mouvement aussi bien que dans l’ensemble de l’oeuvre, ce qui exige une virtuosité éblouissante de l’artiste. La soliste dans cette partition est sublime et ce final est tout simplement irrésistible…

L’interprète : Lisa Batiashvili

Rares sont les jeunes interprètes aussi connus que la violoniste Lisa Batiashvili sur la scène internationale. Elle multiplie les concerts aux côtés des orchestres les plus renommés. Née en 1979 en Georgie (dans la région du Caucase), cette musicienne brille principalement par sa dextérité et sa limpidité d’interprétation tout spécialement dans ce concerto pour violon de Sibelius. Cet enregistrement en particulier lui a valu de nombreux prix et reconnaissances. La phénoménale instrumentiste de talent fait partie de la relève du très « Select Club » des stars du violon. Le Daily Telegraph et le Financial Times de Londres ont écrit : « Éblouissante Lisa & somptueuse de virtuosité »; que peut-on affirmer de mieux?

Grandiose performance!

Digne des Oistrakh et Menuhin.
Divine Lisa!

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