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LEIF OVE ANDSNES ( piano )

Ballad for EDVARD GRIEG
Piano concerto op.16
Ballade in G minor
Lyric pieces
EMI classics
1 cd
18 sept. 2007

Edvard Grieg. (Compositeur : 1843-1907)

Le plus grand compositeur classique de la Norvège est aussi un réputé pianiste de la période romantique qui espérait patiemment vivre de son art, un jour. Edvard Grieg entreprend donc l’exploration de la musique populaire norvégienne puis devient un créateur musical très représentatif du style mélodique. C’est lui qui dote la capitale d’un choeur et d’un orchestre symphonique permanent. Ceci lui permet enfin de fignoler et de parfaire ses talents qui l’amènent à concevoir des orchestrations telles que le « Concerto pour piano en la mineur ».

Le chef d’oeuvre  du musicien deviendra avec les années le symbole même de la conscience norvégienne. Tour à tour, Grieg doit, pour entretenir sa famille, travailler durement comme chef d’orchestre, chef de choeur, enseignant, interprète et compositeur. Cet homme à tout faire est bien engagé dans son métier et décide d’écrire une musique portant un esprit nationaliste.

Le concerto pour piano en la mineur op.16 de Grieg.

Cette oeuvre majestueuse pour piano est influencée par un romantisme véritable et authentique au charme modeste si mélodique. Le concerto montre une nette influence de Schumann. Par contre, le compositeur (Grieg) arrive à se démarquer indéniablement « du mythe » de la musique allemande de l’époque en mettant l’accent sur l’emploi de quelques thèmes folkloriques comportant des composantes rythmiques exclusivement scandinaves. Une production musicale insurpassable qui demeure chantante et « pianistiquement » brillante, voir éblouissante, même étonnante à écouter.

Le premier mouvement (Allegro molto moderato)

Les premières mesures se faisant entendre viennent du roulement des timbales suivi de l’entrée du piano par une série d’octaves descendantes. La suite se prolonge dans le dialogue du pianiste avec l’orchestre. Des thèmes sont élaborés et rappellent tantôt la mélancolie, tantôt la légèreté, toutes deux porteuses d’une tonalité rêveuse ou lyrique. Cependant à l’occasion, on entend des éléments mélodiques et cadencés d’une inspiration dite septentrionale ou boréale.

Le deuxième mouvement (Adagio)

Il est construit d’une harmonie raffinée aux allures d’une romance que le piano enjolive de fioritures.

Le troisième mouvement (Allegro moderato molto e marcato - Adante maestoso)

D’abord envahi par une incroyable virtuosité réservée à mettre en valeur le soliste, ce mouvement évoque les danses norvégiennes, souvent transcrites par Edvard Grieg. Il comporte essentiellement deux thèmes, l’un plus vif, l’autre plus flegmatique. Ces mélodies sans changer la nature de l’oeuvre se calment dans la conclusion. Le premier prenant les aspects presque tourbillonnants de la valse et le second laisse planer des accents cérémonieux et emphatiques assurant au concerto une conclusion majestueuse et éclatante.

Conclusion

Ce concerto fait partie des plus populaires jamais écrit puisque son ampleur romantique, ses thèmes mémorables, sa joie de vivre le rendent irrésistible auprès des pianistes, puis du public averti et connaisseur de belle musique.

L’interprète

Leif ove Andsnes est un excellent soliste norvégien. Ce virtuose du piano a participé dernièrement en duo avec le Québécois Marc-André Hamelin à une lecture du « Sacre du printemps » de Stravinski (un compositeur de l’époque moderne, russe). C’est ici une version pour deux pianos de cette oeuvre pour orchestre. Les critiques présents ont jugé cette prestation tout à fait remarquable… Pour en revenir au  « concerto pour piano de Grieg », on retient une performance limpide, victorieuse, majestueuse, spécialement sous les doigts du talentueux pianiste Andsnes.

Ainsi, cette interprétation nous rappelle le souffle et le brio de l’épopée de Grieg. Soulignons pour conclure que le musicien dispose sur cet enregistrement d’un style puissant et totalement dépourvu de sentimentalisme.

Une interprétation étonnante.

Anecdote : Leif Ove Andsnes a joué du piano suspendu dans les airs relié à un hélicoptère qui l’a ensuite déposé au sommet d’une montagne. Tout cela, pour le centième anniversaire du décès d’Edvard Grieg en 2007.

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