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	<title>La branche d’Olivier</title>
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	<description>La branche d’Olivier</description>
	<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 19:09:03 +0000</pubDate>
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		<title>Pétrole éthique : question de rhétorique?</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 19:08:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Entretien avec André Duhamel, professeur au département d’éthique appliquée et de philosophie de l’Université de Sherbrooke. Nouvelle tendance au sein du gouvernement Harper: qualifier le pétrole issu des sables bitumineux d’éthique.
Employé entre autres par les ministres fédéraux de l’Environnement et des Ressources Naturelles, Peter Kent et Joe Oliver, le terme réfère directement au livre Ethical [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Entretien avec André Duhamel, professeur au département d’éthique appliquée et de philosophie de l’Université de Sherbrooke. Nouvelle tendance au sein du gouvernement Harper: qualifier le pétrole issu des sables bitumineux d’éthique.</p>
<p>Employé entre autres par les ministres fédéraux de l’Environnement et des Ressources Naturelles, Peter Kent et Joe Oliver, le terme réfère directement au livre Ethical Oil : The Case for Canada’s Oil Sands. Bible pro-sables bitumineux publiée l’an dernier, elle est signée par un commentateur conservateur de longue date maintenant employé de Sun TV, Ezra Levant.</p>
<p><span id="more-23"></span>L’argument principal de ce livre? Le Canada – et par extension son pétrole – est davantage éthique que la majorité des pays exportateurs d’or noir, comme le Venezuela, les pays du Moyen-Orient, etc. Pourquoi? « Notre pays a des principes fondamentaux : l’égalité des femmes et des hommes et la liberté d’expression et tout ça. Alors à notre avis, nous sommes un pays éthique », soutient le ministre fédéral des Ressources Naturelles. A multiplié par b faisant ab, pétrole et – pays–éthique font pétrole éthique. Formule fallacieuse ou scrupuleuse notion relativiste? Survol, en quelque 800 mots, d’une thématique trouvant racine il y a 2500 ans…</p>
<p>Morale et éthique : noms communs</p>
<p>Comme les calques Dionysos et Bacchus, les termes éthique et morale désignent la même réalité, le premier venant du grec et le second du latin. Mais notre histoire a dénaturé quelque peu la morale, l’associant pour nous Occidentaux au religieux, au conformisme. Le logiciel Antidote conseille d’ailleurs le terme catéchisme comme synonyme de morale… « Depuis 20 ou 25 ans environ, en philo, on utilise ainsi davantage le mot éthique. Mais c’est seulement une préférence vocabulaire », souligne André Duhamel. L’éthique, comme nom commun, recèle donc une sémantique quasi platonique : « on réfère à ce qui est souhaitable, affirme-t-il, à la notion de bien, de meilleur possible. »</p>
<p>Morale et éthique : épithètes</p>
<p>Dans le cas ici posé, celui du pétrole éthique, l’épithète éthique est utilisée comme le seraient vert, durable ou responsable dans d’autres contextes. Et c’est ici que ça se complexifie. « C’est le même bassin de mots, explique le professeur. Contrairement à des termes comme équitable, qui réfèrent à un ensemble de règles et de critères déontologiques précis et à un label authentique, pour éthique, vert, etc., il n’y a personne qui examine ça de façon officielle. » C’est donc l’éthique-épithète qui pose davantage problème : elle se retrouve accolée à n’importe quel phénomène ou réalité, sans aucune référence légale ou même philosophique.</p>
<p>« Quand on arrive au pétrole éthique, l’usage s’enfle, dit-il. Les sables bitumineux, la pollution engendrée et le bilan environnemental de Harper dans son ensemble, ce n’est pas très respectable. On accole alors éthique au pétrole et on change l’étalon de comparaison. » Ainsi, au lieu de comparer les pratiques environnementales canadiennes à des normes de pays équivalents, comme la France ou la Grande-Bretagne, on les compare aux violations des droits de l’homme parmi les plus patentes au monde. « On change le regard, et donc le débat, continue-t-il. Ça rend acceptable ce qu’on voulait auparavant masquer. » Tout est donc question de comparatif. Commence à s’étendre le spectre du relativisme absolu, terreau fertile de l’injustifiable justifié.</p>
<p>« L’éthique dans son sens large et philosophique, continue-t-il, force à comparer au meilleur, pas au pire! Dans le cas du pétrole éthique, elle invite à ne rien changer, elle tempère la critique. Attendons pour voir si bientôt, on ne verra pas apparaître des sables bitumineux verts. Ou bien si Charest ne qualifiera pas l’industrie québécoise de la construction d’éthique parce que moins mafieuse que sa vis-à-vis sicilienne! »</p>
<p>Mais quelle solution à ces abus rhétoriques soufflés de mots au visage noble? Une réglementation peut être envisagée, comme c’est le cas avec les termes ISO ou équitable. Mais, comme le précise André Duhamel, éthique est si usuel qu’un organisme chapeautant tous ses domaines d’utilisation relève de l’utopie. En outre, cela reviendrait à lui accoler des règles. « On aurait alors un terme dénué de son sens », explique le professeur, comparant cela à une époque pas si lointaine où accrocher un crucifix était synonyme de foi. « Ça encourage la superficialité. L’éthique, ce n’est pas seulement le respect de critères, c’est plus profond que ça. »</p>
<p>D’un autre côté, tendre vers une éthique absolue et qualitative ne relève-t-il pas d’une quête sempiternelle? Possiblement, mais une chose semble certaine : cette quête n’emprunte probablement pas les sentiers fangeux des sables bitumineux du Nord albertain.</p>
<p>« Quand j’entends les termes éthique et pétrole ensemble, ça me donne le goût de lâcher l’éthique et de retourner à l’étude de la morale », blague le professeur. À quand l’école du catéchisme appliqué?</p>
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		<title>L’indignation, qu’ossa donne?</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Nov 2011 21:46:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Ok, le titre est accrocheur, facile, direz-vous… Mais la question se pose quand même. Car bien que les indignés soient – au moment d’écrire ces lignes – toujours bien campés dans plusieurs grandes villes occidentales, leurs opposants, jeunes comme vieux, décrient haut et fort ce qu’ils assimilent à une poule sans tête. Et une radio [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ok, le titre est accrocheur, facile, direz-vous… Mais la question se pose quand même. Car bien que les indignés soient – au moment d’écrire ces lignes – toujours bien campés dans plusieurs grandes villes occidentales, leurs opposants, jeunes comme vieux, décrient haut et fort ce qu’ils assimilent à une poule sans tête. Et une radio de Québec de renchérir : des « pas d’amis », des « BS », des « parasites » émettant un « grognement intellectuel disloqué ». Sous la plume d’Éric Duhaime, chroniqueur au Journal de Québec et libertarien notoire, l’indigné serait plutôt une « personne idéologiquement inadaptée à notre société ». C’est dit.</p>
<p><span id="more-20"></span>D&#8217;autres, plus modérés, voyant en cette indignation une fin en soi, déplorent le peu d’aboutissements à l’indignation et le caractère chialeux de leur contemporain.</p>
<p>Qu’on soit pour ou contre le camping urbain de ces indignés, il est vrai que leurs revendications souvent s’éparpillent, les arguments – lorsqu’il y en a – chancellent et la grogne généralisée qu’ils entretiennent envers les riches, le pétrole, le système, Jean Charest et tutti quanti semble leur principal facteur de concorde.</p>
<p>Mais comme l’a déjà avancé un certain théoricien des communications nommé McLuhan : « The Medium is the Message ». Le message des indignés alors ? Tout simplement la colère, cette nécessaire indignation sartrienne, laquelle Stéphane Hessel a tenté de justifier sinon de déclencher la réviviscence avec son brûlot Indignez-vous!<br />
Cette colère est-elle représentative de l’opinion publique actuelle? Et surtout, est-elle fondée? Mais plus encore, est-elle une fin en soi, ou au contraire, peut-elle mener au changement?</p>
<p>Tu es indigné, sommes-nous indignés?</p>
<p>Malgré que le sujet émerge de plusieurs conversations, documentaires ou reportages ces temps-ci, il semble douteux de conclure pour autant que le peuple soit indigné tant le postulat est vague. Mais comme le souligne Jean-Hermann Guay, professeur titulaire à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke (UdeS), « il y a eu des sondages d’effectués, aux États-Unis notamment, où les Américains ont montré une forme de sympathie à l’endroit de ces mouvements-là qui était de l’ordre de 40 à 45 %. » Et ici, a mari usque ad mare, les sondages suggèrent le même constat.</p>
<p>Or, un support pour la cause ne présuppose pas une légitimité de celle-ci. Selon Luc Savard, professeur titulaire et responsable du programme de maîtrise en économique à l’UdeS, l’indignation des protestataires de Wall Street serait fondée, contrairement à celle des « fêtards » canadiens. « Au Québec, les indignés sont des gens qui ont envie d’aller camper au Square Victoria, affirme-t-il. On a une démocratie, on a un parti politique [Québec Solidaire] qui reflète leurs idées et points de vue, et mieux qu’eux-mêmes, donc je ne comprends pas l’intérêt. » Il rappelle d’ailleurs que nous avons au Québec les indicateurs d’inégalités « parmi les plus faibles sur la planète ».</p>
<p>Or, au sud de la frontière, le portrait diffère : « aux États-Unis, je crois que c’est tout à fait naturel et normal de voir cette réaction-là parce que ces gens-là n’avaient plus de plate-forme. » Il se dit même surpris que le mouvement n’ait pas pris forme plus tôt tant les inégalités et la pauvreté sont présentes.</p>
<p>De sa perspective d’économiste, ce sont donc les iniquités qu’il faudrait pallier. Le système capitaliste n’est pas en danger pour autant : « l’histoire a montré que le seul système qui a bien fonctionné, c’est l’économie de marché », constate-t-il.</p>
<p>Pour Jean-Herman Guay, le constat est plus mitigé. L’incapacité des marchés boursiers à « s’autoréguler » et les fluctuations constantes ne seraient pas étrangères à ce mouvement d’indignation : selon lui, « ce qui serait étonnant, c’est que devant une telle anarchie sur les marchés, il n’y ait pas de réaction. »</p>
<p>Mais il n’y a pas que l’économique à blâmer; le politique aurait aussi ses torts. Selon le politologue, le manque de projets rassembleurs influerait en partie sur ce cynisme devenu généralisé. « Est-ce qu’il y a une pauvreté des idées politiques? Oui, répond-il sans hésitation. On vit à une époque où le grand projet de contestation du capitalisme a échoué en URSS, en Europe de l’Est. Depuis la chute du Mur de Berlin, la gauche a beaucoup de difficulté à prendre la mesure de cet échec, à en identifier les causes. »</p>
<p>Ainsi, la principale alternative au capitalisme dépassée, il y aurait donc moins de contre-pouvoirs et de jalons à cette main invisible. Et donc rien pour rassembler les contestataires.</p>
<p>Une sortie – ou dans un degré moindre un renouvellement – du paradigme capitaliste n’est donc pas pressentie? Tout comme l’économiste, le politologue ne parie pas là-dessus. Mais selon ce dernier, « il doit y avoir un changement de paradigme : il faut sortir du paradigme du cynisme. » Ici, le premier pas est franchi : les indignés semblent bien résignés à tirer la population de son inertie. Voyons voir comment celle-ci réagira.</p>
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		<title>La baladodiffusion : une mine encore sous-exploitée</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Aug 2010 15:03:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Ceux d’entre vous qui utilisent la baladodiffusion – le nombre est probablement infime –  seront peut-être surpris de voir un texte consacré à ce phénomène trouvant ses origines vers les 2005.
Cependant, vu les avantages impressionnants de la technologie, je me permets un bref survol.

La baladodiffusion est une innovation découlant de l’avènement des lecteurs numériques. Tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ceux d’entre vous qui utilisent la baladodiffusion – le nombre est probablement infime –  seront peut-être surpris de voir un texte consacré à ce phénomène trouvant ses origines vers les 2005.</p>
<p>Cependant, vu les avantages impressionnants de la technologie, je me permets un bref survol.</p>
<p><span id="more-15"></span></p>
<p>La baladodiffusion est une innovation découlant de l’avènement des lecteurs numériques. Tout simplement, c’est un mode de diffusion d’émissions par internet. Jusqu’à maintenant, rien de bien formidable. Ce qui est plutôt impressionnant, c’est l’énorme quantité d’information accessible de par la baladodiffusion. Et la flexibilité d’écoute qui en découle.</p>
<p>Commençons simplement : vous désirez écouter Jacques Languirand de Radio-Canada, mais rester posté devant la radio les samedis soir ne vous enchante guère? Rien de plus simple : vous vous rendez sur le site de Radio-Canada, téléchargez l’émission en quelques clics, et la voilà sur votre ordinateur, prête à être écoutée quand vous le désirez.</p>
<p>Toutes les émissions radio les plus populaires de Radio-Canada sont ainsi gratuitement disponibles sur internet. C’est ça, en fait, la baladodiffusion : la possibilité de télécharger des émissions de radio et ainsi avoir la flexibilité des écouter à tout moment.</p>
<p>Jusqu’à maintenant, ça vous plaît? Attendez, vous n’avez encore rien entendu!</p>
<p>La chaîne publique offre aussi des séries ou reportages spécialisés : une série radio de dix épisodes retraçant les événements majeurs de la Révolution tranquille est par exemple disponible sur internet.</p>
<p>Vous n’êtes pas du style Radio-Canadien ? L’internet regorge de fichiers en baladodiffusion (appelés balados ou, en anglais, podcasts) de toutes sortes attendant d’être téléchargés gratuitement. Simple hic : la diversité de podcats québécois est un peu limitée. Mais quand même, notons que le CÉRIUM (Centre d&#8217;études et de recherches internationales) et quelques universités québécoises offrent d’excellents reportages sur des dossiers aussi variés que l’évolution de la démocratie en Afrique ou le déversement de pétrole dans le golfe du Mexique. D’ailleurs, l’émission Planète Terre, diffusée à VOX, est elle aussi disponible en baladodiffusion. </p>
<p>Les stations de radio majeures (CORUS, entre autres) offrent elles aussi la technologie, mais aucune ne compétitionne avec la variété offerte par Radio-Canada.</p>
<p>Si vous maîtrisez suffisamment l’anglais, alors vous avez le monde à votre portée. Les Universités Harvard et Oxford, entre autres, offrent des cours gratuits sur des thèmes aussi variés que la philosophie grecque ou la littérature romaine en passant par la guerre de Sécession. Les magazines comme The Economist ou The New Yorker offrent revues hebdomadaires, entretiens avec des personnalités politiques, capsules culturelles ou historiques, etc. En fait, pensez à un type d’émissions radiophoniques : vous y avez probablement accès par le biais de la baladodiffusion.</p>
<p>Et une fois que vous avez téléchargé quelques balados, vous pouvez ensuite transférer ceux-ci sur votre lecteur numérique et les écouter en allant au travail, en marchant, en cuisinant. Quoi de mieux pour esquiver la redondance des stations de radio commerciales qui nous bombardent de succès répétitifs et de publicités irritantes !</p>
<p>D’ailleurs, le logiciel iTunes offre un répertoire quasi exhaustif de fichiers balados. Téléchargeable gratuitement via le site web d’Apple, iTunes permet de chercher des podcasts et de s’abonner à ceux-ci. Un abonnement vous assure automatiquement que tous les nouveaux podcasts seront téléchargés sur votre ordinateur.</p>
<p>Pour revenir à notre exemple, si vous vous abonnez à l’émission hebdomadaire Par 4 chemins de Jacques Languirand, iTunes téléchargera automatiquement toutes les semaines le fichier balado de la récente émission.</p>
<p>Et tous ces exemples ne concernent que les fichiers gratuits ! Côté payant, l’offre est encore plus vaste. Des livres audio aux films en passant par des concerts, tout, ou presque, est disponible.</p>
<p>Essayez-le, vous trouverez difficile de retourner à la radio conventionnelle!</p>
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		<title>En long, en large et en hauteur</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 16:31:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous avez eu la chance de voir Avatar en trois dimensions? Vous avez aimé enfiler une paire de lunettes futuristes et assister, pendant près de trois heures, à une orgie d’effets spéciaux les plus épatants les uns que les autres, à des combats se déroulant si près de votre nez que vous auriez pu y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous avez eu la chance de voir Avatar en trois dimensions? Vous avez aimé enfiler une paire de lunettes futuristes et assister, pendant près de trois heures, à une orgie d’effets spéciaux les plus épatants les uns que les autres, à des combats se déroulant si près de votre nez que vous auriez pu y participer et à des envolées de dragons fonçant droit sur vous? Et bien réjouissez-vous, vous pourriez bien, très bientôt, ressentir les mêmes émotions, tout cela de votre salon!</p>
<p><span id="more-12"></span></p>
<p>Lancée en grande pompe lors du récent Consumer Electronics Show (événement annuel tenu à Las Vegas lors duquel les grands de l’électronique présentent leurs nouveautés), la télévision en trois dimensions (3D) promet de faire jaser en 2010.</p>
<p>Avec cette invention, la technologie auparavant réservée au grand écran – 10 films sortis en 2009, deux fois plus en 2010 –, fait irruption dans nos maisons. Et ne pensez pas que le tout relève de conjectures; plus de 3,4 millions d’Étatsuniens ont déjà prévu se procurer cette nouveauté durant la prochaine année. Et pour les trois prochaines années, la proportion de possesseurs est évaluée à plus du quart de la population américaine.</p>
<p>Désolé pour ceux qui viennent de dépenser de gros sous dans l’achat d’une télé haute-définition (ainsi que des décodeurs, câbles, abonnements, etc. aussi requis), plusieurs gros noms affirment déjà que la 3D supplantera à court terme la télé HD.</p>
<p>Cette annonce fait bien sûr le bonheur des milieux télévisuel et cinématographique qui entendent sauter sur l’occasion. Déjà, une chaîne télé entièrement dédiée à la diffusion d’émissions tridimensionnelles naîtra en 2010.</p>
<p>Disney, de son côté, entend transposer plusieurs de ses succès sous cette technologie et George Lucas prévoit lui aussi tridimensionner les Anakin, Darth Vader, R2D2 et cie. D’ailleurs, les avant-gardistes ont pu, le mois passé, assister aux Jeux olympiques en longueur, largeur et hauteur. Et la prochaine Coupe du monde de Soccer sera elle aussi disponible dans ces mêmes trois dimensions.</p>
<p>Néanmoins, comme pour toute avancée technologique, il y trois points faibles majeurs : la possibilité, quoique peu probable, que la technologie meure avant sa popularisation, le risque que les prototypes présentent des défaillances majeures, et finalement, le prix. Bien que des données précises ne soient pas disponibles quant au prix exact du produit au Canada (attendez-vous à payer entre trois et douze mille dollars), les différentes composantes nécessaires en plus de la télé elle-même (lunettes, câbles numériques, abonnements à des chaînes spécialisés, décodeurs) s’annoncent déjà dispendieuses. Malgré cela, la nature même de l’invention promet de la propulser dans les palmarès d’achat.</p>
<p>Il est vrai que voir des Avatars combattre dans son salon ou Anakin voler devant ses yeux, le tout en trois dimensions, est de nature à impressionner. Mais est-ce que le tout vaut plusieurs milliers de dollars?</p>
<p>À vous de le dire!</p>
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		<title>2.0 pour 2000 ?</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 19:09:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Si la fin des années 90 fut marquée par l’apparition d’Internet dans les chaumières québécoises, la décennie qui s’est terminée il y a moins d’un mois fut certainement celle du Web 2.0. Des blogues aux sites interactifs en passant par Facebook et Twitter, les années 2000 ont démocratisé l’activité Web et donné une voix à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si la fin des années 90 fut marquée par l’apparition d’Internet dans les chaumières québécoises, la décennie qui s’est terminée il y a moins d’un mois fut certainement celle du Web 2.0. Des blogues aux sites interactifs en passant par Facebook et Twitter, les années 2000 ont démocratisé l’activité Web et donné une voix à qui veut bien la prendre, pour le meilleur et pour le pire.</p>
<p><span id="more-7"></span></p>
<p>Les chroniques prochaines concerneront toutes de près ou de loin cet enjeu de démocratisation du Web et ses influences multiples sur nos vies. Au préalable, un aperçu du phénomène s’impose.</p>
<p>2 point quoi?</p>
<p>Au début des années 90, un des rôles premiers d’Internet fut, outre permettre des échanges via courriels, de donner accès aux utilisateurs à une manne d’informations via un réseau mondial. Aujourd’hui, il offre bien plus : une communication bidirectionnelle. L’activité Web s’est démocratisée à un point tel qu’il est à la portée de tout internaute d’y participer.</p>
<p>Via des sites comme Skyrock ou Blogger, il est possible de parler de tout ce qui vous plaît, des arts à la politique en passant par les voyages et la misogynie. Sur Flickr, vous pouvez partager vos photos avec le Monde; sur Twitter, exprimer ce qui vous passe par la tête, ce que vous venez d’entendre dans la rue ou ce que vous allez faire ce soir; sur Facebook, vous créer un réseau social avec lequel vous partagerez photos et commentaires; sur Wikipedia, apporter des précisions à un article traitant d’une vedette adulée ou de votre village natal.</p>
<p>Bref, loin sont derrière nous les temps où la lecture de pages Web était l’activité principale des internautes. Le 2.0 (prononcé « deux point zéro »), c’est donc le qualificatif pour cette nouvelle façon de naviguer qui donne aux internautes, en plus du traditionnel pouvoir accru d’information, la chance de s’exprimer en temps réel sur une infinité de sujets.</p>
<p>Évidemment, les points positifs de cette révolution sont notoires. Le séisme qui a frappé Haïti, il y a deux semaines, en donne d’ailleurs un aperçu : alors que les infrastructures s’écroulent et avant que les médias internationaux n’atteignent l’île, des premiers signes de vie surgissent via Twitter. Le message « Il y a des corps morts partout» envoyé par Frederic Dupoux au moment du séisme donne d’ailleurs un brutal aperçu de la gravité de la situation avant même que les premières images ne soient diffusées.</p>
<p>Un outil comme Twitter se révèle, dans cette situation, un relayeur efficace d’informations et, par le fait même, un outil de démocratisation alternatif aux médias traditionnels.</p>
<p>Cependant, si avec l’avènement du 2.0 les communications sont plus promptes que jamais auparavant, et qu’une fenêtre sur le Monde s’ouvre pour chaque citoyen, nombreux sont ceux qui tentent d’en relativiser les bénéfices. Plus qu’un sempiternel débat « traditionnel versus contemporain », ce sont une foule d’enjeux qui découlent du 2.0 et qui méritent réflexion.</p>
<p> Que l’on pense à la question de la qualité de l’information – blogues versus journalisme conventionnel –, à la protection des renseignements personnels et de la vie privée ou à la qualité de la langue française, nombreux sont les effets corollaires qui méritent d’être considérés avant que ne soit annoncé le triomphe du 2.0.</p>
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		<item>
		<title>Le réveil du livre</title>
		<link>http://blogues.leplacoteux.com/olivier/2010/01/11/le-reveil-du-livre/</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 15:33:34 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Depuis près de cinq siècles, le livre moderne, du point de vue du matériel du moins, a peu évolué. Une couverture, une reliure, des pages, une quatrième de couverture : le livre tel qu’on le connaît traverse les âges et, jusqu’à tout récemment, ne bronchait pas devant la montée de la technologie.

Ce statisme semble toutefois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis près de cinq siècles, le livre moderne, du point de vue du matériel du moins, a peu évolué. Une couverture, une reliure, des pages, une quatrième de couverture : le livre tel qu’on le connaît traverse les âges et, jusqu’à tout récemment, ne bronchait pas devant la montée de la technologie.</p>
<p><span id="more-3"></span></p>
<p>Ce statisme semble toutefois s’infirmer avec le développement du livre électronique, nouvelle technologie qui selon quelques spécialistes sera à la littérature ce que le lecteur MP3 fut à la musique.</p>
<p>Si vous possédez un lecteur MP3, vous connaissez la procédure suivante : télécharger (légalement!) des chansons sur un ordinateur, brancher un lecteur et synchroniser celui-ci avec la base de données afin de pouvoir par la suite jouir de vos airs favoris quand vous le voulez.</p>
<p>Le même processus s’applique aussi pour le livre électronique, à quelques exceptions près, la principale étant qu’il est maintenant possible de télécharger directement des ouvrages sur votre livre sans devoir transiter par un ordinateur. Un avantage évident qui, lié à l’économie de papier rendue possible grâce à la version électronique, promet de convaincre certains avant-gardistes d’opter pour ce nouveau média. Et pour ceux qui éprouvent de la réticence, croyant que leur œil ne pourra tolérer une lecture sur un tel livre, rassurez-vous : l’écran est si fait que l’impression de lecture reste la même que sur du papier, avec l’inconvénient qu’il est impossible de lire dans le noir.</p>
<p>Néanmoins, comme pour toute technologie, un temps d’adaptation sera nécessaire avant que les consommateurs se l’approprient. Et le coût relié à son utilisation devra être réduit : la « tablette de lecture » est introuvable en bas de 250 dollars canadiens et les versions électroniques d’ouvrages sont souvent offertes à des prix sinon semblables, légèrement moins élevés. Sur Jelis.ca, le plus grand répertoire francophone de livres électroniques en Amérique du Nord, des ouvrages se détaillent même à des prix supérieurs à leur version papier disponible sur Amazon.ca. Une incongruité qui devra certes être corrigée avant que le livre électronique puisse penser à gagner en popularité.</p>
<p>Si la littérature subit la même vague de numérisation que celle qui frappa l’industrie musicale au début de la décennie, nos habitudes de lecture en ressortiront certes ébranlées. Quoi qu’il arrive, ne vous mettez pas à l’autodafé! Des obstacles tels les formats de fichiers et la réticence de certains éditeurs majeurs – due, on le comprend, au prévisible téléchargement illégal – sont tels que quelques années seront nécessaires avant que cette tablette devienne aussi répandue que son vis-à-vis musical.</p>
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